Prem Rawat - Hombre De Paz

 

L’OUEST SAUVAGE

Maharaji arrives in the West, 1971L’arrivée de Prem Rawat à Londres et à Los Angeles en juin et juillet 1971 a amorcé le début de ses activités internationales. Initialement, sa mère était opposée à son voyage en occident, mais, une fois parti, il n’y avait pas de retour possible. La nouvelle de son arrivée s’est répandue parmi la jeunesse appartenant à la contre-culture des deux pays et une foule de gens attendait à l'aéroport pour l'accueillir. Beaucoup furent attirés par sa sagesse fondamentale, sa simplicité, sa jeunesse, sa spontanéité et son aisance: Il savait ce qu'il avait à faire. Son discours était parsemé de nombreuses métaphores tirées de son quotidien : Voitures, bateaux, avions et bandes dessinées.

Le 21 juin 1971, au festival de Glastonbury, il parla pour la première fois en public en occident. Cet adolescent de 13 ans, fraîchement arrivé et confronté à une nouvelle culture, qui maitrisait mal l'anglais, a prouvé son immense courage et sa force de caractère en montant sur scène et en s'adressant à une foule composée de hippys, dont certains étaient dénudés.

Young Maharaji in television interviewIl s'est rapidement adapté à la culture et au style vestimentaire européen alors qu'ironiquement, certains de ses étudiants commençaient à adopter des tenues Indiennes. Quelques uns prirent même des noms indiens, et quand ils présentaient son message, ils le saupoudraient invariablement de termes issus de la culture indienne. Dés le début il apparut que son travail allait se trouver en confrontation avec les idées préconçues de ses étudiants.

Les frères et la mère de Prem Rawat le suivirent en Angleterre où ils furent accueillis chaleureusement, mais Prem focalisait l'attention. En novembre 1972, sept jumbos jets ont décollé pour l'Inde emportant ses étudiants pour assister au festival Han Jayanti. Les mois précédents, il était allé en Allemagne, en Suisse, en Afrique du Sud, au Kenya, en Australie et au Japon. Il était aussi retourné aux USA et en Angleterre.

En Afrique du Sud, à l'apogée de l'apartheid, son discours défia le gouvernement devant un public mixte. “Comme il serait extraordinaire,” dit-il, “que vous puissiez avoir une conversation avec votre cœur, de pouvoir demander au cœur à quel point il est merveilleux de se sentir comblé, et que le cœur y réponde dans le silence absolu. Et dans ce silence, comprendre la reconnaissance et recevoir intérieurement la joie la plus prodigieuse. Avoir un beau sourire dansant sur vos lèvres parce que vous avez eu cette conversation avec l'ami suprême. Dans les moments de tristesse comme dans les moments de bonheur, votre cœur sera votre meilleur ami. Il ne vous abandonnera jamais.”

La police Sud africaine n'engagea pas de poursuites contre lui et ne tenta pas de faire obstruction à ses discours. Le gouvernement ne désirait apparemment pas provoquer un incident international en arrêtant un jeune homme de 14 ans venu dans leur pays pour parler de paix.

 



À Nairobi, il fut hébergé par une famille indienne. Prem Rawat raconta plus tard : “La maison était très grande et quand j'ai commencé à parler à l'un de leurs domestiques noir, cela déplut au maître de maison.” “Vous n'êtes pas supposé parler aux domestiques,” lui dit-il.  Prem Rawat lui répondit : “C'est un être humain non ? Quel mal y a-t-il à lui parler ? Je veux savoir comment il vit, comment il subsiste.”  ( p175, La Paix est Possible, de A. Cagan ) Maharaji in Jamaica, 1974

Vers la fin de l’année 1972, un logement permanent avait été préparé pour lui à Londres et à Los Angeles. Une structure organisée a vu le jour sous le nom de Missions de la Lumière Divine, organisations indépendantes, publiques et implantées dans plusieurs pays occidentaux, ainsi que l'ouverture d'ashrams.

Un grand nombre de ceux qui avaient rejeté les conventions sociales de l’époque étaient prêts à renoncer à leur style de vie bohème en faveur de la vie monastique des ashrams, qui se développèrent très rapidement dans le monde entier. Ils avaient été un bon outil pour le travail de son père en Inde, fournissant un environnement propice à la concentration nécessaire pour profiter pleinement de la pratique de la Connaissance.

À l’ouest, les ashrams ont très vite attiré la critique. Certaines personnes avaient le sentiment que les résidents d’ashram en adoptant un style de vie religieux, compromettaient leur efficacité à soutenir le travail de Prem Rawat. Certains résidents décidèrent de s’en aller, considérant que la vie en ashram ne leur convenait pas. La plupart des anciens résidents considèrent que leur passage en ashram a été une belle occasion de s'ancrer solidement dans la pratique de ce qui leur avait été enseigné.

Maharaji is greeted by the press, 1970'sEn 1983, il décida de fermer les ashrams et de dissoudre la Mission de la Lumière Divine. Il désapprouvait ouvertement la bureaucratie qui s’y était développée, décrivant tout cela comme "essayer de mettre du rouge à lèvres à une vache. On peut le faire, mais en fait, c’est absolument inutile." Pendant les vingt années qui s’ensuivirent, il a opéré de nombreux changement pour organiser une base de soutien pour son travail et pour simplifier le processus pour les étudiants qui désiraient en bénéficier. Cependant, les fondations de son enseignement sont demeurées les mêmes : Quatre techniques bien réelles pour pénétrer dans la dimension du cœur.

En 1973, 20.000 de ses étudiants assistèrent à un évènement organisé à l’Astrodôme de Houston au Texas (USA). Il a été annoncé sous le nom de " Festival du Millénaire", invoquant une ère nouvelle et attirant aussi des protestataires Chrétiens. Mais les étudiants de Prem Rawat faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour que leur professeur soit reconnu. En Australie cette année là, après sa première visite en 1972, une campagne controversée et assez méprisable a été menée annonçant ce qu'ils appelaient "le come back" (la Deuxième Arrivée) – attirant ainsi l'attention des médias. Prem Rawat décida, - sûrement à juste titre - de ne pas aller en Australie cette année là.

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